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Sommeil bébé : Les 5 idées reçues les plus répandues

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Votre bébé dort mal mais vous ne comprenez pas pourquoi ?

Vous avez tout essayé : changement d’alimentation, de méthode d’endormissement, des horaires de siestes & de coucher… Mais rien ne fonctionne et vous vous sentez épuisé.

Et si en fait vous étiez mal informé ? En collaboration avec notre spécialiste du sommeil bébé à Genève, découvrez les 5 erreurs que font tous les parents avec le sommeil de leur enfant sans le savoir !

Coucher bébé plus tard en pensant qu’il va se lever plus tard

Votre bébé se réveille très tôt le matin ? Vous pensez que le coucher plus tard va entrainer un réveil plus tardif ? Et bien c’est faux !

La réponse va vous surprendre : la solution pour un enfant lève-tôt c’est de le coucher plus tôt.

Même si cela parait étrange au premier abord, le sommeil des enfants fonctionne à l’inverse de celui des adultes : pour se lever tard, il faut se coucher tôt. Adopter cette habitude résout d’ailleurs bien souvent la plupart des problèmes de réveils trop matinaux.

Enfin, coucher bébé plus tard c’est aussi prendre le risque que le temps d’éveil après sa dernière sieste soit trop long. La fatigue s’accumule, la nervosité aussi et le sommeil sera donc moins bon.

Alors pour viser les grasses matinées, n’hésitez pas à avancer le coucher de bébé !

Confondre pic d’énergie et surfatigue

Alors bien sûr il y a les signes de fatigue “type” comme bâiller, se frotter les yeux… mais pas que.

Parmi les signes que l’on manque trop souvent, il y a notamment… la surexcitation !

En effet, un enfant très fatigué va “compenser” en s’agitant encore plus pour décharger. Cette excitation va lui faire sécréter du cortisol (l’hormone du stress) et rendra donc son endormissement encore plus difficile…

Alors comment faire pour ne pas en arriver là ?

  • Éviter les activités trop stimulantes en fin de journée
  • Diminuer l’intensité lumineuse le soir pour favoriser la production de mélatonine (l’hormone du sommeil)
  • Être attentif aux premiers signes de fatigue : une fois apparus, évitez de trop attendre et préparez votre bébé au coucher.

Lorsque bébé grandit, vous pouvez mettre en place une routine du soir (même courte) pour l’aider à relâcher les tensions, se préparer au sommeil et adoucir la séparation du coucher.

Être rigide sur les horaires de sommeil

Respecter des horaires fixes n’est pas adapté pour tous les enfants. Plutôt que de se fier à des repères horaires standards, souvent trop rigides ou interprétés comme des règles universelles, il est essentiel d’observer attentivement son enfant et ses signaux de fatigue.

La clé pour trouver les “bons horaires” réside donc dans l’observation : ce n’est pas parce qu’un coucher à 20h est pratique pour les parents qu’il correspond forcément au moment optimal pour l’enfant

Un autre paramètre fondamental à prendre en compte est le sommeil en journée (les siestes). Il joue un rôle déterminant dans l’équilibre global du sommeil. Il est important que votre enfant bénéficie d’un quota de sommeil journalier adapté à ses besoins individuels.

Voici une moyenne du temps de sommeil journalier par tranche d’âge

  • De la naissance à 3 mois : Entre 14 et 17 heures
  • De 4 à 12 mois : Entre 12 et 16 heures
  • De 1 à 2 ans : Entre 11 et 14 heures
  • De 2 à 5 ans : 10 à 13 heures

Éviter de trop porter bébé par peur de lui donner des mauvaises habitudes

On entend souvent : “Arrête de trop le porter tu vas lui donner de mauvaises habitudes”.

Contrairement aux idées reçues, un enfant ne risque pas de “s’habituer aux bras” en étant “trop porté”. Ce cliché est d’ailleurs invalidé par les recherches en psychologie de l’attachement menées par le psychiatre John Bowlby dès les années 40.

Il a constaté que plus on répondait aux besoins des bébés étant petits, plus ces mêmes bébés devenaient autonomes et sereins vers 12 mois.

En résumé, un enfant s’attache à l’adulte pour mieux s’en détacher et partir explorer le monde. Mais ce dont il a besoin pour ça, c’est d’assurance et de sécurité intérieure. Et c’est justement dans les premiers mois de vie que tout se joue.

Le besoin de proximité n’est pas un caprice, c’est un besoin vital pour un bébé après 9 mois passés dans l’utérus.

Selon Héloïse Junier, psychologue spécialiste de la petite enfance et docteur en psychologie de l’Université de Paris :

“Le bercement permettrait de dormir plus profondément” et la “proximité physique entre le corps de l’adulte et celui de l’enfant favorise la sécrétion de l’ocytocine. Cette hormone tend à diminuer le niveau de stress de l’enfant.”

Alors que ce soit les bras ou avec un moyen de portage, il n’y a rien de mal à porter bébé les premiers mois de vie et ainsi l’aider à structurer son sommeil (surtout pendant la journée)

Donner des biberons de lait artificiel en pensant qu’il dormira toute la nuit

On pense souvent que donner du lait artificiel à son bébé le fera dormir plus longtemps “parce qu’il nourrit plus et qu’il est plus riche”. C’est faux !

On pointe bien souvent l’allaitement du doigt à tort lors de difficultés de sommeil chez un bébé. Et pourtant, il favorise même le sommeil par plusieurs facteurs :

  • La composition du lait maternel : il contient naturellement de la mélatonine à l’heure du coucher et du cortisol à l’heure du lever. En plus, le soir la proportion de lipides augmente, ce qui permet au bébé d’obtenir une sensation de satiété plus durable. Ce lait plus riche en fin de journée joue un rôle important dans l’apaisement du nourrisson et dans la préparation au sommeil nocturne
  • Le contact avec la maman rassure et détend
  • La succion a un pouvoir apaisant

Les hormones sécrétées vont également permettre à la maman de bénéficier elle aussi d’un meilleur sommeil.

Même si au tout début, les bébés allaités ont parfois des cycles de sommeil plus courts due à la digestion du lait maternel plus rapide, cela se stabilise progressivement.

Il faut plutôt prêter attention à l’alimentation de bébé la journée : il doit avoir suffisamment d’apports de lait pour éviter d’avoir faim la nuit.

Petit rappel : les réveils nocturnes sont normaux les premiers mois.

Alors non donner du lait artificiel à son bébé ne le fera pas miraculeusement dormir plus ou “toute la nuit” !


Vous rencontrez des difficultés de sommeil avec votre bébé ?

Notre spécialiste en sommeil bébé et enfant certifiée Gentle Sleep Coach® Valeria De Grandis vous accompagne pour retrouver des nuits sereines.

Prenez rendez-vous dans notre centre de Genève Champel au 022 788 11 11