ruban bleu avec une moustache noire

Chaque année en novembre a lieu Movember, cette campagne mondiale dédiée à la santé masculine.

Au-delà du défi de se laisser pousser une moustache pour soutenir le mouvement, Movember a surtout pour but de sensibiliser les hommes à prendre soin d’eux et à lever les tabous.

Des tabous qui sont encore bien ancrés notamment autour de maladies comme le cancer de la prostate, le cancer des testicules et le cancer du pénis.

Alors comment les reconnaître, les prévenir et en parler sans tabou ?

Les facteurs de risque à connaître

Plusieurs facteurs principaux augmentent la probabilité de développer un cancer génital :

  • L’âge : le risque augmente après 50 ans notamment pour le cancer de la prostate
  • Les antécédents familiaux : un parent atteint d’un cancer de la prostate, du sein ou de l’ovaire accroît le risque
  • Les facteurs hormonaux et héréditaires : certaines mutations génétiques peuvent favoriser l’apparition de tumeurs
  • Les infections virales comme le papillomavirus humain (HPV) peuvent aussi être en cause (notamment pour le cancer du pénis)
  • Les habitudes de vie : le tabac, la sédentarité, une alimentation déséquilibrée ou encore la consommation d’alcool

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent avec près de 7800 nouveaux cas chaque année en Suisse. Dans environ 60% de cas, les hommes touchés ont plus de 70 ans. Il cause 1 400 décès par an.

Il se développe lentement dans les cellules glandulaires de la prostate (produisant le liquide séminal). À un stade avancé, les cellules cancéreuses peuvent migrer vers d’autres organes via le sang ou le système lymphatique en formant des métastases.

Les signes qui doivent alerter :

  • Jet d’urine plus faible ou saccadé
  • Besoin d’uriner très fréquent
  • Douleur à la miction ou à l’éjaculation
  • Sang dans les urines ou le sperme

Dans la majorité des cas, le cancer de la prostate évolue sans symptôme ”visible” au début : d’où l’importance d’un suivi régulier.

Le dépistage

Bien qu’il n’existe pas de campagne de dépistage systématique en Suisse, le cancer de la prostate peut se détecter par :

  • Un test PSA (prise de sang) : mesure du taux d’antigène prostatique spécifique
  • Un toucher rectal : permet de vérifier la taille et la texture de la prostate. Les hommes à risques (antécédents familiaux) devraient se faire dépister dès 40 ans.

Cancer des testicules

Le cancer des testicules touche environ 480 hommes par an en Suisse dont 80 % ont moins de 50 ans.

Il s’agit donc d’un cancer qui concerne les hommes jeunes. Diagnostiqué tôt, il se soigne très bien et les chances de guérisons sont élevées.

Il existe deux formes principales :

  • Tumeurs séminomateuses (séminomes)
  • Tumeurs non séminomateuses

Les signes à surveiller :

  • Boule ou gonflement indolore dans un testicule
  • Sensation de lourdeur dans le scrotum ou l’aine
  • Douleur ou tension testiculaire
  • Gonflement des glandes mammaires

Diagnostic

Le diagnostic repose sur une échographie, une biopsie et parfois un scanner.

Cancer du pénis

Rare mais grave, le cancer du pénis touche environ 80 hommes par an en Suisse.

Il apparaît surtout après 75 ans et évolue lentement. Le plus souvent, la tumeur se développe sur le gland ou le prépuce.

Facteurs de risque spécifiques :

  • Mauvaise hygiène intime causant des inflammations chroniques
  • Rétrécissement du prépuce (phimosis)
  • Lésions précancéreuses spécifiques (érythroplasie de Queyrat ou maladie de Bowen)

Symptômes possibles :

  • Lésion ou masse au niveau du gland
  • Écoulement ou saignement
  • Enflure du prépuce

Les traitements possibles

Ils varient selon le type et le stade du cancer mais les approches principales restent les mêmes :

  • Chirurgie : pour retirer la tumeur ou l’organe atteint
  • Radiothérapie : pour détruire les cellules cancéreuses localement
  • Chimiothérapie : utilisée seule ou en complément
  • Surveillance active : en cas d’évolution lente notamment pour le cancer de la prostate.

Les traitements se décident toujours de manière personnalisée en tenant compte de l’âge, de l’état de santé de la personne et du type de tumeur.

Que peut-on faire en prévention ?

La meilleure arme de prévention reste l’information et le dépistage précoce :

  • Dépistage dès 40 ans si antécédents familiaux
  • Être attentif aux signaux de son corps et à tout changement anormal (douleurs, gonflements…)
  • Avoir une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée, activité physique régulière, arrêt du tabac…
  • Vaccination contre le HPV pour les hommes ayant entre 11 et 26 ans. La vaccination jusqu’à 26 ans est d’ailleurs prise en charge dans le cadre des programmes cantonaux.
  • Oser en parler et poser des questions librement sans gêne.

En parler, c’est agir pour sa santé mais aussi pour celle de tous les hommes.

En résumé

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes. Ces 3 types de cancers ont en commun d’être souvent détectés trop tardivement : d’où l’importance de la prévention et d’être attentif à son corps.

N’hésitez pas à consulter votre médecin en cas de doute ou en cas de symptôme anormal persistant.

Chez Helveticare, nos médecins vous accompagnent avec bienveillance pour parler de santé masculine, dépistage et prévention. Parce qu’en parler, c’est prendre soin de vous.

Faites le point avec l’un de nos professionnels de santé dans l’un de nos centres de Genève en prenant rendez-vous au 022 788 11 11 (pour le centre de Champel) ou au 022 312 11 11 (pour le centre de Rive)

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